On l'avait annoncé au milieu de plein de choses.... ce fut vite complet.
On y était hier ce fut MAGIQUE
Festival Blue Note (jusqu'au 16 avril)
Le mythique label de jazz Blue Note fait sa nouba, et il est encore temps de profiter du meilleur du jazz et de la soul!
Le programme complet est ici, et même si des grands moments sont déjà passé (je vous conseille de découvrir Musica Nuda, ou le somptueux mariage d'une voix et d'une contrebasse), vous pouvez encore aller voir:
Raul Midon, soul acoustique (jeudi 9, Bataclan): Souvent comparé à Stevie Wonder non seulement parce qu'il est aveugle mais surtout parce qu'il signe une grande musique populaire qui rend unanimes critique et public
Avishai Cohen, jazz pop(Vendredi 10 et samedi 11, Bataclan): il creuse le sillon laissé par EST, avec du jazz mélodique et entêtant...
J'irais bien voir Erik Truffaz & Murcoff, jazz-éléctro-world (jeudi 16, Cité de la musique): grand du jazz, qui flirte avec tous les styles pour les transcender pour le 3e volet de son carnet de voyage, ici le mexique
Le programme complet est ici, et même si des grands moments sont déjà passé (je vous conseille de découvrir Musica Nuda, ou le somptueux mariage d'une voix et d'une contrebasse), vous pouvez encore aller voir:
Raul Midon, soul acoustique (jeudi 9, Bataclan): Souvent comparé à Stevie Wonder non seulement parce qu'il est aveugle mais surtout parce qu'il signe une grande musique populaire qui rend unanimes critique et public
Avishai Cohen, jazz pop(Vendredi 10 et samedi 11, Bataclan): il creuse le sillon laissé par EST, avec du jazz mélodique et entêtant...
J'irais bien voir Erik Truffaz & Murcoff, jazz-éléctro-world (jeudi 16, Cité de la musique): grand du jazz, qui flirte avec tous les styles pour les transcender pour le 3e volet de son carnet de voyage, ici le mexique
Mes concerts de la semaine - by Corto
Mina Tindle sera en concert avec Sidi Ali, à l'nternationnal.
Mina Tindle c'est de la très bonne musique mais un MySpace moyen. Ce sera aussi la première partie de Beirut.
Samedi 18 au divan du monde VANDAVEER revient.
Vandaveer c'est de la folk de Washington.
Ils viennent présenter leur nouvel album (Divine and Conquer)
En vidéo là
Mina Tindle c'est de la très bonne musique mais un MySpace moyen. Ce sera aussi la première partie de Beirut.
Samedi 18 au divan du monde VANDAVEER revient.
Vandaveer c'est de la folk de Washington.
Ils viennent présenter leur nouvel album (Divine and Conquer)
En vidéo là
Ethio-jazz: Mulatu Astatke, Mahmoud Ahmed...
Rapellez-vous dans Broken Flowers, les mélodies envoûtantes que Bill Muray écoute dans ses péripéties, grâce aux disques contoctés par son voisin...J'avoue que c'est à ce moment que je suis tombé sous le charme de l'éthio-jazz et de la musique éthiopienne en général: un groove imparable, des mélodies déstructurées (c'est normal, ils n'utilisent pas les mêmes gammes, les mêmes constructions que par chez nous), des boucles entêtantes, un son unique dans la musique africaine : c'est comme si soufflait le vent chaud du désert dans le NY des années 70, comme si le funk virait mineur, l'éclat des cuivres se voilait de mélancolie...
Cette BO a suscité l'engouement pour la musique éthiopienne, déjà si bien mise en valeur par la série des Ethiopiques de Francis Falceto. Il nous y fait découvrir l'age d'or de cette musique (les années 70), mais aussi 2 géants: le chanteur Mahmoud Ahmed et surtout le pére de ce son si particulier, Mulatu Astatke.
Je vous conseille d'aller écouter "Ere Mela Mela", "Atawurulegn lela" de Mahmoud, ou bien "Yekermo Sew", "Yegella Tezeta", "Kasalefkut hulu" de Mulatu.
Un de mes opus préféré de la série est sans aucun doute le "Ethiopian Groove"!! Mais on y croise aussi de la musique plus récente, comme le either/orchestra , vintage comme Alemayehu Eshete et Tlahoun Gessesse ou bien des sons plus traditionnels comme la pianiste Tsegue-Maryam Guebrou ou sur le volume 2 "Azmaris urbains".
Concert samedi 11 au Nouveau Casino de Mulatu Astatke, avec les Heliocentrics (grands de l'afro beat ou du hiphop instru), dont je vous conseille d'ailleurs leur disque Inspiration Information. Pour vous donner l'eau à la bouche, allez voir des extraits de leurs concerts sur youtube.
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Agenda MUSIQUE avril
L'artiste du mois est sans aucun doute Erik Truffaz. Il nous prend par la main et nous emmene faire le tour du monde, en 3 concerts pas très marqué jazz mais plutôt des sortes de carnets de voyage: le projet Benares (avec M Braff & les Mukherjee, le 2 au café de la danse), le projet Paris (avec Sly Johnson, le 3 à la Maroquinerie-complet), le projet Mexico (avec Murcoff, le 16 à la Cité de la Musique). Vous pouvez d'ailleurs aller voir son concert à emporter sur les rives du lac léman sur la blogo.Semaine du 2 au 8 avril:
Jeudi 2, jazz planant-world: Erik Truffaz et le projet Benares (Café de la Danse). Vendredi 3, soul acoustique et jazz groovy: Melissa Laveaux & Meshell Ndegeocello (Aubervilliers). Samedi 4, afro/jazz barré: Congopunk, Archie Shepp&Hamid Drake&co (Villepinte). Dimanche 5, éléctro délicate: Jay Jay Johanson de retour en forme (Bataclan). Lundi 6, swing éléctro: Caravan palace (Cigale). Mardi 7, rap/jazz: Guru & Jazzmatazz (New Morning). Mercredi 8, éléctro: Royksopp (Trabendo)
Ca me tente bien... Royksopp
La découverte: Caravan Palace, ou la rencontre heureuse de l'éléctro et du jazz-swing (pas St Germain...) ou comment réussir l'exploir de danser sur du jazz
Semaine du 9 au 15 avril:
Jeudi 9, comme Antony est complet depuis longtemps... pop: Sebastien Schuller (Cigale). Vendredi 10, jazz: les frères Belmondo et Boulou Ferré (Duc des Lombards). Samedi 11, éthio jazz urbain: Mulatu and the Heliocentrics (Nouveau Casino). Mardi 14, éléctro fine et groovy: Matthew Herbert (Trabendo). Mercredi 15, soul retro-futuriste: Raphael Saadiq (Bataclan).
Coup de coeur de la semaine: Raphael Saadiq, parce qu'il nous avait montré qu'on pouvait faire de la nu-soul sans faire de la soupe, parce qu'il produit les tubes des plus grands, parce qu'il revisite maintenant Motown sans tomber dans l'ersatz, parce que...
J'irai bien voir aussi... Matthew Herbert et Mulatu & Heliocentrics, pas vous?
Semaine du 16 au 22 avril:
Jeudi 16, jazz/world: Truffaz & Murcoff (Cité de la Musique). Vendredi 17, funk!! Sweet Vandals (Maroquinerie). Samedi 18, dieu africain: Salif Keita (Pleyel). Lundi 20, éléctro/folk argentine, Juana Molina (Maroquinerie). Mercredi 22, héritier de Gill Scott-Henron: Anthony Joseph & the spasm band (New Morning).
Coup de coeur de la semaine: Salif Keita, la voix de l'afrique de l'ouest, qui a su se réinventer à chaque fois et a signé quelques chefs d'oeuvres (notamment Moffou)... La grande classe!
La découverte: Juana Molina avec son éléctro ou son folk ou son crunk ou ses chansons (c'est selon)
Semaine du 23 au 1er avril:Vendredi 24, dentelle folk: Bonnie Prince Billy (Cigale). Samedi 25, jazz explosif: Julien Lourau, Bojan Z et leurs amis (Pleyel). Dimanche 26, klezmer urbain: Yom (Bellevilloise). Lundi 27, pop raffinée: Andrew Bird (Cigale). Jeudi 30, soul funk qui depote: General Electricks (Maroquinerie). Vendredi 1er, hiphop rare: Buck 65 (Maroquinerie)
Coup de coeur de la semaine: dur dur... alors en plus de GE (voir mon post), j'en mettrai 2! Bonnie Prince Billy et Buck 65. Mon premier nous sert des merveilleuses balades folk, le meilleur de la country US depuis bien longtemps...(si si j'écoute de la country, enfin la). Mon second est une figure du HH d'avant-garde, un vrai poète, qui cotoyer -toujours avec bonheur- à tous les styles de musique.
Pour se quitter, un bel exemple qui fait sauter les barrières musicales sans être un simple exercice de style (ca parait presque naturel): buck 65 avec l'orchestre symphonique de Nova Scotia (merci Garrincha).
Il faudrait pas oublier de prendre ses places pour...
Piers Faccini, Les 20 ans du label éléctro Warp (avec Aphex Twin!!), Sandra Nkake, Buraka Som Sistema, Rokia Traoré, Birdy Nam Nam...
Festival Banlieues Bleues (jazz-funk-soul)

New Orleans is now!
New Orleans, ça évoque le berceau de la musique ricaine... ça bouge, ça jazze, ça dépote (Mon dieu le funk new-orleans!!). C'est aussi le thème de Banlieues Bleues, peut-être un des meilleurs festival de jazz et musiques noires au sens large. Le programme complet est ici, et il est encore temps d'aller voir de l'autre côté du périph!
Petite sélection:
Vendredi 10/4, funk new-orleans!!! Wild Magnolias + Congo nation afro-NewOrleans group + Donald Harrison, Bobigny
La découverte à ne pas manquer: Melissa Laveaux , qui nous touche au coeur avec sa voix rauque et une soul acoustique dépouillée mais entrainante.
General Electricks (concert coup de coeur de la semaine)
Si vous aimez la funk, la soul bref tout ce qui groove sans forcément aller fouiller dans les années 70 ni dans le rnb mielleux, vous pouvez commencer par "Take back the instant" (allez faire un tour sur son myspace) ou "Little lady" issus de son 2e album, Good city for dreamers. Je vous conseille aussi "Facing that void" et "Tu m'intrigues" sur son 1er album (Cliquety Clicks sur deezer). Hervé Salters, aka General Electriks est un so(u)rcier des claviers funky et vintage: il faut le voir danser furieusement derrière son clavinet, ses rhodes... irrésistible!! D'ailleurs en live, il est énAURme, avec son groupe ou seul avec ses claviers et son PC (non c'est pas tristoune, vous ne resisterez pas à son jeu de jambes, qu'on peut voir dans le clip de "Take back the instant").
Les meilleurs DJS et rappeurs de la côte ouest des Etats-Unis ne s'y sont pas trompés: il a rejoint le crew quannum (anciennement solesides) pour rejoindre -excusez du peu- DJ Shadow et Blackalicious (ou Mighty Underdogs avec qui il a joué le mois dernier au New morning... dantesque! Je leur consacrerai bientôt un post, d'ailleurs...).
Mais sa musique n'est pas qu'un arrière plan pour du hiphop, puisque je l'ai vu en 2004... à Jazz sous les pommiers! Alors laissez vous emporter dans son univers musical funky, foisonnant et enjoué, comme l'hilarante "introduction" de son 1er album nous y invitait:
"Il était une fois une ligne de basse bien ronde... en chemin elle rencontre une grosse méchante boucle..." Alors, allez bouger votre popotin sur du très bon groove!
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Concerts gratos le midi (La Défense)
Bande de petits veinards! Oui, vous! Vous qui bossez à la Défense, vous trouviez cet environnement froid, triste, j'en passe et des meilleures... Eh bien vous pouvez aller déguster un petit concert sur le pouce! C'est le festival Chorus Hauts-de-Seine, la référence niveau chanson française (et plus) qui vous offre ça, au Magic Mirror. Alors au programme, entre autres:
Mardi 17, rock: Tahiti 80. Vendredi 20, rap-soul: Beat assaillant. Lundi 23, chanson drole (ou pas): La chanson du dimanche. Mardi 24, pop-folk: Peter Von Poehl et Syd Matters. Mercredi 25, jazz-rock: Bumcello.
Pour une fois que je regrette de pas bosser à La Defense... Profitez bien!
Mardi 17, rock: Tahiti 80. Vendredi 20, rap-soul: Beat assaillant. Lundi 23, chanson drole (ou pas): La chanson du dimanche. Mardi 24, pop-folk: Peter Von Poehl et Syd Matters. Mercredi 25, jazz-rock: Bumcello.
Pour une fois que je regrette de pas bosser à La Defense... Profitez bien!
Le film du mois : Linhas de Passe (Une famille brésilienne) de Walter Salles & Daniela Thomas

Sao Paulo. 20 millions d'habitants, 200 kms d'embouteillage, 300 000 coursiers. Au coeur de cette ville en transe, quatre frères essaient de se réinventer de manières différentes. Reginaldo, le plus jeune, cherche obstinément son père ; Dario rêve d'une carrière de footballeur, mais l'âge, 18 ans, le rattrape; Dinho se réfugie dans la religion tandis que l'aîné, Denis, déjà père d'un enfant, gagne difficilement sa vie. Leur mère, Cleusa, femme de ménage qui élève seule ses quatre enfants nés de pères différents, est à nouveau enceinte. A l'image d'un Brésil en état d'urgence et en crise identitaire, tous cherchent une issue.
Un cinéaste en quête de ses racines
Après avoir passé une partie de son enfance à Paris, où il apprend la langue française et découvre le cinéma à travers les films de la Nouvelle Vague, Walter Salles rentre au Brésil, un pays qu’il ne connaît pas. Sa passion pour la photo l’amène progressivement vers la caméra. Muni de celle-ci et d’une curiosité insatiable pour ses racines, il va sillonner le pays et en imprimer sur pellicule les moindres facettes, à l’instar de son frère, éminent documentariste. Il se forge ainsi une connaissance extrêmement pointue du Brésil et de ses populations, qu’il mettra à profit lors de son passage à la fiction. La quasi-totalité de ses films gardera par ailleurs cette dimension documentaire qui lui est chère. Ce Linhas de Passe ne déroge pas à la règle et nous montre à quel point Salles comprend les nombreuses subtilités de son pays.
« Où en est la jeunesse brésilienne ? »
Linhas de Passe nous montre une jeunesse brésilienne livée à elle-même. L’Etat comme la Police sont totalement et littéralement absents du film. On ne sent pas une appartenance globale à une nation, mais à une multitude de nations dans la nation, plus palpables, plus accueillantes. La « nation des Corinthians », nom que l’on donne aux supporters du club de Sao Paulo, est le refuge de Cleusa, qui porte à bout de bras ses quatre garçons. Quatre garçons qui tentent, chacun à leur manière, de trouver un sens à leur existence. La religion, le futebol - que Salles filme comme personne, la famille et la recherche du père, voilà ce qui anime cette fratrie. « Je suis votre mère et votre père » leur crie-t-elle dans un aveu symptomatique de la situation du Brésil actuel.
Montrer un autre Brésil.
De nombreux films brésiliens actuels montrent un Brésil gangréné par la violence et la drogue. On sent ici une volonté de rééquilibrer la balance. Certes, la violence couve, mais elle est le fait d’un abandon, et la plupart essaient de s’en écarter, même si elle les rattrape parfois. En cela, Linhas de Passe peut être vue comme l’antithèse de Tropa de Elite (2007), western urbain - Ours d’or à Berlin - mettant en scène la guerre entre police et gangs. A la réalisation clinquante et distanciée de l’un s’oppose la vision au plus près de la matière humaine de l’autre. On sent chez Walter Salles et Daniela Thomas l’envie d’empêcher l’imaginaire collectif de sombrer dans une vision caricaturale du Brésil, apocalyptique et déshumanisée.
« Anda…anda…anda… »
Ainsi, le film nous montre une jeunesse courageuse, qui, malgré les désillusions fréquentes qui rythment son évolution, tente de rebondir avec les faibles moyens mis à sa disposition. Selon Walter Salles, le Brésil est « un pays aux nombreux talents mais qui ne sait pas les faire monter à la surface ». Le réalisateur aime profondément le Brésil et sa jeunesse. Il ne juge pas, mais regarde ses protagonistes grandir avec une affection sans failles, qui transparaît dans chaque plan du film. La musique, perpétuel enchevêtrement entre sonorités de la ville et composition originale, renforce ce sentiment d’intimité.
Walter Salles est un grand cinéaste. Chaque année, il produit deux premières œuvres brésiliennes ainsi qu’un film d’un « Grand », comme il le dit lui-même, afin de maintenir l’équilibre entre le cinéma établi et la nouvelle vague de réalisateurs prêts à réinventer le langage cinématographique. C’est par l’entretien de cet équilibre qu’il entend apporter sa pierre au développement du cinéma brésilien, tenu au silence pendant des années par la censure du régime militaire.
Si seulement tous étaient comme lui…
Geff
Un cinéaste en quête de ses racines
Après avoir passé une partie de son enfance à Paris, où il apprend la langue française et découvre le cinéma à travers les films de la Nouvelle Vague, Walter Salles rentre au Brésil, un pays qu’il ne connaît pas. Sa passion pour la photo l’amène progressivement vers la caméra. Muni de celle-ci et d’une curiosité insatiable pour ses racines, il va sillonner le pays et en imprimer sur pellicule les moindres facettes, à l’instar de son frère, éminent documentariste. Il se forge ainsi une connaissance extrêmement pointue du Brésil et de ses populations, qu’il mettra à profit lors de son passage à la fiction. La quasi-totalité de ses films gardera par ailleurs cette dimension documentaire qui lui est chère. Ce Linhas de Passe ne déroge pas à la règle et nous montre à quel point Salles comprend les nombreuses subtilités de son pays.
« Où en est la jeunesse brésilienne ? »
Linhas de Passe nous montre une jeunesse brésilienne livée à elle-même. L’Etat comme la Police sont totalement et littéralement absents du film. On ne sent pas une appartenance globale à une nation, mais à une multitude de nations dans la nation, plus palpables, plus accueillantes. La « nation des Corinthians », nom que l’on donne aux supporters du club de Sao Paulo, est le refuge de Cleusa, qui porte à bout de bras ses quatre garçons. Quatre garçons qui tentent, chacun à leur manière, de trouver un sens à leur existence. La religion, le futebol - que Salles filme comme personne, la famille et la recherche du père, voilà ce qui anime cette fratrie. « Je suis votre mère et votre père » leur crie-t-elle dans un aveu symptomatique de la situation du Brésil actuel.
Montrer un autre Brésil.
De nombreux films brésiliens actuels montrent un Brésil gangréné par la violence et la drogue. On sent ici une volonté de rééquilibrer la balance. Certes, la violence couve, mais elle est le fait d’un abandon, et la plupart essaient de s’en écarter, même si elle les rattrape parfois. En cela, Linhas de Passe peut être vue comme l’antithèse de Tropa de Elite (2007), western urbain - Ours d’or à Berlin - mettant en scène la guerre entre police et gangs. A la réalisation clinquante et distanciée de l’un s’oppose la vision au plus près de la matière humaine de l’autre. On sent chez Walter Salles et Daniela Thomas l’envie d’empêcher l’imaginaire collectif de sombrer dans une vision caricaturale du Brésil, apocalyptique et déshumanisée.
« Anda…anda…anda… »
Ainsi, le film nous montre une jeunesse courageuse, qui, malgré les désillusions fréquentes qui rythment son évolution, tente de rebondir avec les faibles moyens mis à sa disposition. Selon Walter Salles, le Brésil est « un pays aux nombreux talents mais qui ne sait pas les faire monter à la surface ». Le réalisateur aime profondément le Brésil et sa jeunesse. Il ne juge pas, mais regarde ses protagonistes grandir avec une affection sans failles, qui transparaît dans chaque plan du film. La musique, perpétuel enchevêtrement entre sonorités de la ville et composition originale, renforce ce sentiment d’intimité.
Walter Salles est un grand cinéaste. Chaque année, il produit deux premières œuvres brésiliennes ainsi qu’un film d’un « Grand », comme il le dit lui-même, afin de maintenir l’équilibre entre le cinéma établi et la nouvelle vague de réalisateurs prêts à réinventer le langage cinématographique. C’est par l’entretien de cet équilibre qu’il entend apporter sa pierre au développement du cinéma brésilien, tenu au silence pendant des années par la censure du régime militaire.
Si seulement tous étaient comme lui…
Geff
Agenda musique - mars
Comme j'en avais marre d'accumuler les concerts complets, je me dis qu'il faudrait s'y prendre un peu plus à l'avance (pas con, le gars?). Alors ce mois-ci on change la formule de l'agenda avec les concerts du mois, qui seront repris chaque semaine dans l'agenda dans la barre à droite, mais aussi quelques previews: les concerts à ne pas manquer dans les prochain mois. Et bien sûr les concerts de la semaine continueront à vous faire découvrir un artiste chaque semaine.
Semaine du 11 au 17:
Mercredi 11, pop-folk: Hugh Coltman (Alhambra). Jeudi 12, chanson française (mais bien): Mathieu Boogaerts (Alhambra). Vendredi 13, electro: Miss kittin (Bataclan). Samedi 14, re-chanson française (ce sont les seuls bien, alors...): Arthur H (Magic mirror). Dimanche 15, encore une tranche de chanson française (c'est le festi Chorus 92, j'en parlerai dans un prochain post) plus dejantée cette fois: Juliette (Magic mirror). Lundi 16, pop-folk: Vic Chesnutt (Cafe de la danse).
Coup de coeur de la semaine: General Electricks (Maroquinerie, mardi 17): soul-funk (voir post dédié ici)
Semaine du 18 au 24:
Mercredi 18, electro: Kid loco (Maroquinerie). Jeudi 19, funk-rock bresilien: Lenine (Olympia). Vendredi 20, feu d'artifice electro: Garnier, De Crecy & Sporto Kantes (Magic Mirror). Samedi 21, folk cap-vert: Tcheka. Dimanche 22, klezmer madness: Krakauer & So called (Pleyel). Lundi 23, jazz: Paolo Fresu (Sunset). Mardi 24, pop indé: Peter Bjorn & John (Nouveau Casino).
Coup de coeur de la semaine: Lenine (Olympia, Jeudi 19): Un brésilien loin des clichés de la musique de son pays, entre rock, funk et musique traditionelles (post à venir...). 3 albums magnifiques, des productions qu'on ne compte plus, il était l'artiste invité de la cité de la musique pour l'année du Brésil... à ne pas manquer!
J'irai bien voir Krakauer & So called (Pleyel, Dimanche 22, klezmer moderne), ça vous dit? (post à venir)
Semaine du 25 au 31:
Vendredi 27, jazz-soul: Eric Legnini (Cigale). Samedi 28, world: Lo'jo (Bataclan). Lundi 30, soul-folk, Melissa Laveaux et ses amis (Theatre de l'atelier). Mardi 31, rap-metal: Dalek (Nouveau Casino).
Coup de coeur de la semaine: David Byrne (Olympia, mercredi 25): pape de l'électro aux cotés de Brian Eno, patron d'un des tous meilleurs labels de world, de la musique à la croisée des chemins pour se nettoyer les oreilles (post à venir...)
Il faudrait pas oublier de prendre ses places pour...
Truffaz et ses 2 concerts à thèmes (reggae avec Sly Johnson et le projet Inde-Mexico-Paris), Matthew Herbert, Salif Keita, Guru & Jazzmatazz, Bonnie Prince Billy, Andrew Bird...
A bientôt, quelque part?
Semaine du 11 au 17:
Mercredi 11, pop-folk: Hugh Coltman (Alhambra). Jeudi 12, chanson française (mais bien): Mathieu Boogaerts (Alhambra). Vendredi 13, electro: Miss kittin (Bataclan). Samedi 14, re-chanson française (ce sont les seuls bien, alors...): Arthur H (Magic mirror). Dimanche 15, encore une tranche de chanson française (c'est le festi Chorus 92, j'en parlerai dans un prochain post) plus dejantée cette fois: Juliette (Magic mirror). Lundi 16, pop-folk: Vic Chesnutt (Cafe de la danse).
Coup de coeur de la semaine: General Electricks (Maroquinerie, mardi 17): soul-funk (voir post dédié ici)
Semaine du 18 au 24:
Mercredi 18, electro: Kid loco (Maroquinerie). Jeudi 19, funk-rock bresilien: Lenine (Olympia). Vendredi 20, feu d'artifice electro: Garnier, De Crecy & Sporto Kantes (Magic Mirror). Samedi 21, folk cap-vert: Tcheka. Dimanche 22, klezmer madness: Krakauer & So called (Pleyel). Lundi 23, jazz: Paolo Fresu (Sunset). Mardi 24, pop indé: Peter Bjorn & John (Nouveau Casino).
Coup de coeur de la semaine: Lenine (Olympia, Jeudi 19): Un brésilien loin des clichés de la musique de son pays, entre rock, funk et musique traditionelles (post à venir...). 3 albums magnifiques, des productions qu'on ne compte plus, il était l'artiste invité de la cité de la musique pour l'année du Brésil... à ne pas manquer!
J'irai bien voir Krakauer & So called (Pleyel, Dimanche 22, klezmer moderne), ça vous dit? (post à venir)
Semaine du 25 au 31:
Vendredi 27, jazz-soul: Eric Legnini (Cigale). Samedi 28, world: Lo'jo (Bataclan). Lundi 30, soul-folk, Melissa Laveaux et ses amis (Theatre de l'atelier). Mardi 31, rap-metal: Dalek (Nouveau Casino).
Coup de coeur de la semaine: David Byrne (Olympia, mercredi 25): pape de l'électro aux cotés de Brian Eno, patron d'un des tous meilleurs labels de world, de la musique à la croisée des chemins pour se nettoyer les oreilles (post à venir...)
Il faudrait pas oublier de prendre ses places pour...
Truffaz et ses 2 concerts à thèmes (reggae avec Sly Johnson et le projet Inde-Mexico-Paris), Matthew Herbert, Salif Keita, Guru & Jazzmatazz, Bonnie Prince Billy, Andrew Bird...
A bientôt, quelque part?

Salut à tous,
Pour ceux qui n'ont encore rien prévu ce soir,
Foncez à l'avant-première de Une famille brésilienne de Walter Salles, à 20h30 au Balzac.
La séance sera suivie d'un débat en présence du réalisateur.
Pour info, Walter Salles est notamment le réalisateur de Central do Brasil (1998 – Ours d’or à Berlin), de Carnets de Voyages (2004)
Ce sera aussi l’occasion de (re)découvrir Le Balzac, une salle mythique qui a ouvert ses portes en 1935.
Pour réserver une place, il faut appeler le numéro suivant:
01 45 61 10 60
Je préviens au dernier moment certes, mais je préviens!
Le Balzac
1, rue Balzac
75008 Paris
Metro Etoile ou George 5
A ce soir! et à très vite pour d'autres news cinéma!
Geff
PS: Les cartes UGC et Pathé sont acceptées
Film de la semaine (en retard de quelques semaines) - The Wrestler
Oui tout le monde a déjà parlé commenté (voire vu) ce film, et pourtant je vais vous parler de The Wrestler.Réalisé par Darren Aronofsky, un cinéaste qui m'a perdu avec Pi (un film sur un mathématicien qui est sur le point de résoudre le mystère ... du monde), puis récupéré avec le fameux Requiem for a dream avant de me reperdre avec un bien décevant The Fountain.
Je m'y rends donc avec circonspection. En plus, le catch me laisse vraiment indifférent. Et pourtant.....
Entre espoir et déprime.
Un des grands talents d'Aronofsky est de nous faire croire que tout est possible que la rédemption et proche, que tout les espoirs sont permis. Le portrait de ce vieil homme glauque et solitaire n'y incitent pourtant pas. Mickey Rourke se fait touchant puis pitoyable. De l'un à l'autre sans cesse. Pas (trop) de clichés pour un portrait contrasté et finalement crédible de ce vieil homme.
Une fin étonnante, qui me valut une discussion un peu surréaliste... s'agit il d'une ode à la liberté et au bonheur, d'une résignation, ou d'une incapacité dans les rapports à autrui?
J'avoue être ressorti pessimiste et déprimé. l'un de mes amis c'est tout l'inverse. Ça me rend perplexe.
Bref un film qui ne vous laissera pas indifférent.
Un léger bémol, je suis certes un peu chochotte, mais le catch avec du barbelé et les agrafeuses (non pas celle de votre bureau, celle là) c'est un peu gore pour moi, j'ai failli vomir sur ma sympathique voisine. Le découpe jambon aussi c'est un trop pour moi... j'en frissonne d'y repenser.
Mention à Marisa Tomei, que je ne connaissais que dans un mélo de science fiction. (si, si avec Mel Gibson) et qui se révèle convaincante dans un rôle triste à pleurer.
Une autre mention Bien pour la BO. Non pas que les morceaux soit inoubliables (le Springsteen, qui, tout magique que soit le Boss, n'est pas un morceau d'anthologie) mais souligne bien à chaque scène (notamment ce petit revival bien plaisant ou honteux c'est selon les points de vue)
A voir donc, mais un soir ou vous êtes de bonne humeur.
Concert de la semaine: Spleen (mardi 3 mars, Alhambra)
EcouterPour un avant goût, aller voir "Tu l'aimeras", "Yaoundé" et "My Lie.F" sur son MySpace, extraits de son 2e album Comme un enfant. Mais aussi "Mrs Jane" et "Lost", de son 1er album "She was a girl" sur deezer.
Un enfant dans la force de l'âge
Comme vu avez pu le voir aux styles auxquels j'ai relié Spleen, il est difficile de lui coller une étiquette. J'aurais pu aussi utiliser les mots blues, soul ou éléctro comme il l'avoue lui-même dans son 1er album: "Je me sens fils de Nick Drake, de Stevie (Wonder s'entend) et de Tom Waits."
Révéle par le concours des inrocks en 2005, son 1er album est une vrai claque, un peu de fraicheur dans le paysage français, beaucoup d'énergie brute et une poésie enfantine touchante. On y croise au passage le crew black & white skins avec Coco rosie, Antony & the johnsons, Devendra banhart et plus récemment Yael Naim (allez voir la vidéo de leur reprise de Toxic de Britney).
Le bouillonement se canalise un peu (il a 25 ans, le salaud...), son 2ème album est plus accessible avec des mélodies qui ont l'air de bonbons biens sucrés mais ont finalement un petit goût amer.
Finalement il mérite bien les comparaisons: Tom pour la voix et le blues (meme s'il fait parfois lui-même ses choeurs, mais plutôt façon Britney) , Stevie pour la musique pop(ulaire, au sens propre) et Nick pour les fêlures et l'amertume.
Cocktail servi par un artiste polymorphe demain soir à l'Alhambra...
Libellés :
chanson française,
concert de la semaine,
folk,
rap
Concert de la semaine: Christian Scott sextet, mardi 24
Christian Scott - Anthem (2008)Uprising
Anthem
Cease fire
Comme un ouragan
Non c'est pas Stéphanie de Monaco mais ptit jeunot qui ressemble plus à Kanye West qu'à l'idée qu'on se fait d'un jazzman... Pas très orthodoxe me direz-vous, mais c'est bien pour ça qu'on l'aime: Christian Scott ne fait pas du jazz classique, mais plutôt du jazz-fusion, à la limite du rock, du hip-hop ou de la funk/soul. Rock planant, ambiance épurées, mélodiques mais quelquefois rageuses... Soul ténebreuse cela dit, car pour son premier disque il choisir de parler de Katrina et de son traumatisme personnel (facile me direz vous, mais allez vous perdre dans les méandres d'Anthem, morceau-titre avec le rappeur Brother J des X-clan).
Il a été comparé à Roy Hargrove et son RH factor: jazz urbain & funky à souhait mais le petit Christian (reference croisee premonitoire) ne brille pas pour sa technique trompettistique mais plutôt pour sa capacité à poser ses sons avec parcimonie la ou il faut, quand il faut. OK la comparaison est un peu capillo-tractée mais ce type nous rapelle aux bonnes heures des années 70, pas tant dans le style psychédélique mais plutôt des compositions qui vous emmenent loin, haut, comme les héritiers de Miles ou John Hassel pouvaient le faire. C'est plutot le chef d'orchestre d'un monstre hip-hopo-jazzo-rock qu'un soliste hors pair: quelles ambiances créés par son pianiste, porté par le groove sombre de son génial bassiste...
Et dire qu'à 24 ans, je faisais crin crin sur ma 6 cordes et lui sortait son 1er album (Anthem, sorti en janvier dernier) le petit Christian est parti pour faire de belles choses et j'espère qu'on le rangera bientot aux côtés du RH factor ou de Robert Glasper, c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
Décollage mardi 24 au New morning...
Agenda MUSIQUE
On commence doucement, ça doit être à cause des vacances, avec une petite sélèction de concerts de la semaine qui me bottent et quelques previews: des artistes qui vont bientôt passer et qu'il ne faudrait pas manquer, alors tonton, il est sympa, il vous prévient à l'avance!! Et dans des posts séparés, un avant-goût de l'artiste ou du concert de la semaine ou le retour sur un concert.
Cette semaine...
samedi 21: du funk qui dépote, avec le groove éléctro d'Herbaliser à la Maroquinerie (qu'on peut écouter aussi là)
Mardi 24: le jazz-rock moderne, entêtant et mélodique de Christian Scott au New Morning (j'y vais, ça vous dit il me reste un billet!! voir post séparé bientôt)
Mercredi 25: un pilier du jazz underground, aux multiples styles: John Zorn à la salle Pleyel.
Jeudi 26: le meilleur claviériste actuel, au groove implacable: Craig Taborn, ici avec Chris Potter mais qui viendra au Sunside en 5tet
Vendredi 27: on pourra se remuer le popotin sur le kuduro (electro/hip hop angolais) de Buraka Som Sistema à l'Elysee Montmartre.
Il faudrait pas oublier de prendre ses places pour...
Spleen, Magic Malick & Minino Garay, Elysean Fields, Q-tip, Mathieu Boogaerts, Krakauer & Socalled, Hugh Coltman, Arthur H, Rokia Traoré...
Bonne écoute, j'espère bien vous y croiser!
Cette semaine...
samedi 21: du funk qui dépote, avec le groove éléctro d'Herbaliser à la Maroquinerie (qu'on peut écouter aussi là)
Mardi 24: le jazz-rock moderne, entêtant et mélodique de Christian Scott au New Morning (j'y vais, ça vous dit il me reste un billet!! voir post séparé bientôt)
Mercredi 25: un pilier du jazz underground, aux multiples styles: John Zorn à la salle Pleyel.
Jeudi 26: le meilleur claviériste actuel, au groove implacable: Craig Taborn, ici avec Chris Potter mais qui viendra au Sunside en 5tet
Vendredi 27: on pourra se remuer le popotin sur le kuduro (electro/hip hop angolais) de Buraka Som Sistema à l'Elysee Montmartre.
Il faudrait pas oublier de prendre ses places pour...
Spleen, Magic Malick & Minino Garay, Elysean Fields, Q-tip, Mathieu Boogaerts, Krakauer & Socalled, Hugh Coltman, Arthur H, Rokia Traoré...
Bonne écoute, j'espère bien vous y croiser!
Dis papa, c'est quoi cette bouteille de lait?
Bon bah ça y est je me lance: ça faisait longtemps que je voulais créer un support sur lequel partager des envies, des moments, des élans... Ca a commencé comme un agenda culturel, une sorte de newsletter que certains d'entre vous recevaient, mais ça tenait, ça débordait...
Le but ici, c'est humblement de partager les envies culturelles du moment avec des amis, ou avec des amis que je ne connais pas encore. C'est dire "tiens j'irais bien voir ça" mais avec les amis, de se retrouver autour d'une expo plutot que dans un café...
En vrac, il y aura des ouvertures sur la musique, la photo, la BD mais aussi le voyage. Et puis l'agenda culturel. Car je trouve qu'il y a un vrai manque de ce côté à Paris (ou des choses qui me conviennent que moyennement), alors on va faire de son mieux pour le combler.
Mais comme j'ai pas la prétentation d'être -comme l'orchestre Baobab- "specialist in all styles, ce serait super de l'écrire à plusieurs. Geff va bientôt lancer sa rubrique ciné mais on est ouvert à tout, alors a vot' bon coeur, salut!
Le but ici, c'est humblement de partager les envies culturelles du moment avec des amis, ou avec des amis que je ne connais pas encore. C'est dire "tiens j'irais bien voir ça" mais avec les amis, de se retrouver autour d'une expo plutot que dans un café...
En vrac, il y aura des ouvertures sur la musique, la photo, la BD mais aussi le voyage. Et puis l'agenda culturel. Car je trouve qu'il y a un vrai manque de ce côté à Paris (ou des choses qui me conviennent que moyennement), alors on va faire de son mieux pour le combler.
Mais comme j'ai pas la prétentation d'être -comme l'orchestre Baobab- "specialist in all styles, ce serait super de l'écrire à plusieurs. Geff va bientôt lancer sa rubrique ciné mais on est ouvert à tout, alors a vot' bon coeur, salut!
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